» Je de mots, Jeux de moi

11 February 2009

Ténia cérébral

En français, le mot de “ritournelle” évoque une petite musique plaisante, facile à répéter, qui revient régulièrement en tête.

Je suis en ce moment victime de ce que le terme anglais d’earworm, littéralement “ver d’oreille”, qualifierait beaucoup mieux.

Je n’ai rien personnellement contre M. Henri Dès, et Mathias semble même apprécier ses compositions suffisamment pour répéter à l’envi “encore” en voiture pour obtenir que nous diffusions le CD que ma chère et tendre a eu le malheur de lui offrir.

Mais franchement, avoir Papa veut pas, Maman veut pas qui vous trotte dans la tête du matin au soir, d’un jour à l’autre, ça donnerait un peu envie de lui faire manger sa guitare, à M. Dès….

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Posté à 09:39

20 January 2009

Au bas mât

Bon débarras ! Difficile de faire pire que son prédécesseur, mais souhaitons-lui de faire beaucoup beaucoup beaucoup mieux.

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Posté à 06:25

29 October 2007

Evolutionary Explanations of Human Behaviour, John Cartwright

Couverture d

J’ai rencontré plusieurs fois au cours de mes lectures d’essais psychologiques ou philosophiques la notion que certains de nos comportements humains seraient issus de phénomènes d’évolution darwinienne, autrement dit que la transmissions de certains de nos comportements s’expliquent par le fait que ceux-ci apportent un avantage dans la transmission des gènes pour leurs porteurs ; c’est pour en apprendre et comprendre un peu plus sur le sujet que j’ai lu Evolutionary Explanations of Human Behaviour de John Cartwright.

L’ouvrage est destiné entre autres choses à accompagner un cours universitaire ; il est ainsi accompagné d’exercices de mise en application de son contenu qui lui donnent un aspect scolaire un peu incongru. Cela mis à part, il constitue à mon sens une excellente introduction aux différents concepts fondateurs de la discipline, et les exemples et expériences qu’il met en avant comme illustrations de la théorie sont tout à fait passionnants.

La principale frustration que j’en retire est l’absence presque complète d’explications sur les mécanismes de transmissions des dits comportement : s’agit-il d’une transmission purement génétique (mais alors comment un comportement peut-il être encodé génétiquement ?), ou d’une transmission telle qu’évoquée par la théorie des mèmes ? Plus encore de ne pas avoir trouvé la réponse dans le livre, c’est de ne pas avoir pu déterminer si cette réponse existe ou pas qui me semble le plus frustrant.

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Posté à 01:59

30 September 2007

L’Eldorado Inca, Thierry Jamin et Pierre-Albert Ruquier

Couverture du livre 'L'eldorado Inca, de Thierry Jamin et Pierre-Albert Ruquier'

Je viens d’achever la lecture palpitante de L’Eldorado Inca : A la recherche de Païtiti, de Thierry Jamin et Pierre-Albert Ruquier, le récit captivant des aventures bien réelles de Thierry Jamin dans la forêt amazonienne péruvienne, à la recherche de Païtiti, une cité mythique de l’empire Inca dont l’existence même et la localisation échappent aux explorateurs en tout genre depuis l’arrivée des conquistadors à la fin du XVème siècle.

Il y a bien sûr la fascination et les mystères qui entourent la civilisation inca dans son ensemble, et dont le livre évoque certains aspects. Il y a aussi l’excitation de suivre cette recherche encore non-aboutie, d’accompagner l’explorateur dans sa quête d’indices et de compréhensions ; la surprise aussi d’imaginer qu’en ce début de XXIème siècle, il reste des découvertes archéologiques aussi majeures à effectuer.

Mais ce qui m’a le plus frappé reste le rocambolesque de ces expéditions (telles qu’elles nous sont narrées, en tout cas), où se mêlent les interventions d’explorateurs sans scrupules associés à des trafiquants de drogue, des vrais-faux méchants, des “indiens” sympathiques et d’autres nettement moins, un cadre naturel qui semble associer les pires difficultés et des paysages grandioses, des animaux, qui des fourmis aux jaguars en passant par des serpents peu amènes, semblent vouloir protéger coûte que coûte le secret de la cité inca perdue.

Puis-je révéler que le récit ne s’achève pas sur la découverte de la dite cité ? Mais celui-ci ouvre en grand la possibilité de nombreuses autres expéditions à venir, dont les péripéties sont au moins évoquées sur le site de cet Indiana Jones plus vrai que l’original !

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Posté à 10:29

25 July 2007

Harry, c’est fini

Comme tant d’autres cette semaine, j’ai fini l’heptalogie d’Harry Potter.

Le Septième tome

Harry Potter, volume 7: Harry Potter and the Deathly Hallows est à mon avis un bon crû dans la série : sans révéler de détails de l’histoire, le rythme des événements est soutenu, les révélations et explications nombreuses ; l’épilogue du tome (et de la série) est à mon sens un peu décevant, mais les quelque 600 pages de l’édition anglaise n’ont eu que peu de répit depuis qu’elles ont débarquées dans ma boîte aux lettres.

L’Heptalogie

Dans l’ensemble, je reste un peu critique sur la série des sept tomes : les méchants semblent cruels mais finalement assez peu malins, utilisant des stratagèmes compliqués lorsque les plus simples semblent à leur disposition ; les gentils ont beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) de chance, et surtout, la partie magique du monde potterien semble manquer quelque peu de cohérence en terme de ce que la magie peut ou ne peut pas accomplir, et en terme des rapports qu’elle crée (et qui sont à peine esquisser) avec le monde non-magique.

Peut-être s’agit-il d’une déformation professionnelle, mais cette cohérence est pour moi un élément d’appréciation important des mondes magiques : en somme, je trouve esthétiquement plus satisfaisant un monde magique “réaliste”, c’est à dire, un monde dans lequel la magie introduit de nouvelles règles (connues ou non) auxquelles ceux qui en disposent sont soumis, plutôt qu’un monde dans lequel la magie est uniquement définie par les événements qu’elle provoque, et donc en filigrane, les besoins de son auteur. La série des Harry Potter tombe pour moi bien souvent dans cette dernière catégorie.

Mais je mentirai si je ne reconnaissais pas que j’ai lu (preque) tous les tomes avec plaisir et impatience ; le rythme de narration des livres et l’organisation générale des événements rende la lecture vraiment captivante. La magie est l’occasion de nombres de situations loufoques plutôt bien trouvées. La réussite principale de la série réside à mon sens dans les personnages qu’elle construit et fait évoluer au cours des sept tomes qui la compose.

Et maintenant, Finite Incantatem!

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Posté à 04:26