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Voyage en hiver

Le 23 janvier 2007

Je ne compte plus les fois où j'ai traversé l'Atlantique pour me retrouver au coeur de la Nouvelle Angleterre, dans sa capitale spirituelle et bicéphale, Boston et sa jumelle universitaire, Cambridge.

Si le décalage horaire de ces voyages transatlantiques ne m'affecte plus guère, je dois faire face lors de ces voyages - qui, sans doute du fait d'un génie malicieux, arrivent le plus souvent en hiver - à un fort décalage thermique.

De fait, le seul point commun entre les températures que j'ai quittées dans le sud de la France, et celles qui m'ont accueilli dans le Nord-Est des Etats-Unis est leur valeur numérique dans les unités locales de mesures de températures : à peu près 17° dans les deux cas, bien que cette valeur en degrés Celsius et en degrés Farenheit donnent lieu à des sensations plutôt différentes !

C'est donc un véritable plongeon en hiver ; la neige tombe en ce moment même au-dessus de des fenêtres de ma chambre dans les sous-pentes d'une maison d'un quartier paisible de Cambridge, neige qui, paradoxalement, est un signe de rechauffement des températures qui se décident enfin à flirter avec la nullité en Celsius.

Si la sagesse populaire affirme régulièrement qu'"il n'y a plus de saisons, ma bonne dame", je suis porté à croire qu'en fait le sud de la France n'a jamais vraiment eu de saisons ; après avoir passé une année entière en Nouvelle Angleterre, je dois admettre que les quelques variations dans les températures et la végétation que connaît la côté méditerranéenne paraissent subtiles à l'extrême comparées à la richesse des alternances saisonnières de la côte nord-orientale des Etats-Unis ; et bien que l'hiver ne soit sans doute pas la saison qui fasse le plus rêver lorsqu'il s'agit de profiter des charmes de Boston, la neige, la glace, le froid, la Charles rivière gelée forment un ensemble qui crée en creux une envie de cosyness, de chaleur, d'un bon feu de cheminée et donne une saveur de vin chaud à la canelle à ces voyages occasionnels.