» Nouvelles fraîches

2 November 2006

Un petit pain pour l’humanité, un grand pain pour nous

*Notre* pain !

Nous avons craqué ; la pression sociale nous a eu, la mode a eu raison de nous, et nous avons commis l’irréparable : nous nous sommes offert une machine à pain.

Ah, lecteur, je te vois déjà arborer un sourire sardonique : qu’il y a-t’il de plus “bobo” (outre d’utiliser l’expression “bobo”) que de vouloir faire son pain soi-même ?

Mais nous plaidons coupable, mais pas responsable ! Nous n’avons pas trouvé boulangerie à notre palais dans notre jolie bourgade qui offre pourtant d’excellents commerces, et nos tentatives d’investissement dans la baguette locale se sont toujours soldées par une certaine déception, augmentées par la courte vie du dit investissement.

Alors, comment résister à ces machines qui non seulement vous promettent mais en plus vous offrent pour de vrai un joli pain tout doré qui n’a pas pas besoin d’être consommé dans l’heure, qui vous titillent les narines en cours de cuisson, et qui, qui plus est, ne demandent que quelques courtes minutes de votre attention pour accomplir leurs tâches de plusieurs heures ?

Oui, ce premier pain n’est qu’un pain de plus sur cette grande planète, mais c’est notre pain, et même s’il n’aura guère le temps d’être fier de l’être, nous resterons fiers de lui !

Nous seuls nous rappellerons des difficultés de sa conception, durant laquelle, maîtres boulanges un peu naïfs, nous avions omis de mettre en place le bras du mélangeur, et qui ne put réellement prendre place qu’une fois que celui-ci ait rejoint le fond du pétrin, sous la farine surnageant fièrement l’eau de cette étrange alchimie, quelques quatre-vingt dix minutes après que le moteur du dit pétrin ait commencé à tourner dans le vide.

Nous seuls nous rappellerons notre première bruschette garnie d’espadon fumé et surmontée de roquette toute fraîche.

Nous seuls le mangerons. Et tant pis pour les autres.

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Posté à 11:08

27 October 2006

Nos chers pénates

Mon optimisme quant à la durée de notre évacuation forcée s’est révélé fort à propos, puisque, la machine administrativo-judiciaire ayant fonctionné sans acoup, c’est dès le début d’après-midi que l’expert mandaté a pu nous informer que notre chez nous était de nouveau nôtre, et que si le plancher s’effondre toujours, il a le bon goût de ne le faire que chez nos voisins.

Les planchers étant de la responsabilité de la copropriété, il n’est pas encore dit que nous n’y laisserons pas quelques plumes, mais ne rechignons pas, au moins, nous avons un nid.

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Posté à 04:51

Propriétaire sans domicile fixe

Ah, la paix d’esprit qu’apporte la très bourgeoise acquisition de son domicile ! Après tout, quoi qu’il vous arrive, pourriez-vous penser, il vous restera toujours un toit sur votre tête.

Que nenni, que non point ! Votre serviteur et sa très chère et tendre sont depuis hier midi à la porte de chez eux ! En effet, le plancher de nos voisins ayant eu l’idée saugrenue de s’affaisser (voire d’être à la limite de l’effondrement), et les pompiers ayant jugé la situation préoccupante, nous voilà évacués de notre domicile (que nous venions à peine de retrouver) pour une durée encore indéterminée, que dans mon optimisme habituel je continue à espérer courte.

Le joyeu capharnaüm qu’a pu créer l’évacuation des dix-sept occupants de notre sympathique immeuble (parmi lesquels un bébé de deux mois et une maman à dix jours du terme de sa grossesse) nous a en fait permis de mieux faire connaissance avec nos voisins, découvrir notre responsable de syndic préoccupé mais efficace, de voir les services de la mairie en émoi mais actifs, des policiers rigolards, et des journalistes à l’affût.

Il ne nous reste donc qu’à espérer que de cette aventure nous restera avant tout ces souvenirs loufoques qu’il sera bon de partager autour d’un verre d’apéritif ; mais avant cela, il va nous falloir attendre qu’il s’agisse d’un souvenir….

Petit ajout a posteriori : les faits tels que relatés dans Var Matin :
Article de journal relatant nos mésaventures

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Posté à 07:29

6 July 2006

Concert à la Sainte-Victoire

L’homme à la vie trépidante et le bloggueur dilettante de mauvaise foi sont d’accord sur un point : agir ou blogguer, il faut choisir ; c’est sous cette excuse classique que je passerai sous silence mes déplacements de ces dernières semaines à Boston, en Ecosse, et à New-York, pour me consacrer à une actualité plus récente (ces nouvelles sont censées être fraîches, après tout).

Le concert installé dans les carrières de Puyloubier au pied de la Sainte-Victoire Hier soir, pendant que l’équipe de France se qualifiait douloureusement en finale de coupe du monde de football, nous assistions à un concert organisé dans les carrières de BibémusPuyloubier, au pied de la Sainte-Victoire.

Ce concert gratuit, cadeau inoubliable organisé dans le cadre de l’année Cézanne 2006 à Aix, mettait en scène le Berliner Philarmoniker dirigé par Sir Simon Rattle, pour une exécution en plein air de la 5ème symphonie de Malher.

En bien des aspects, ce concert était en écho avec celui auquel nous avions assisté à Tanglewood en 2001, à l’ouest du Massachussets. Les deux concerts se faisaient en plein air, le public étalé sur l’herbe devant la scène, pique-niquant sur place avant le concert dans une ambiance bon-enfant ; dans les deux cas, une symphonie de Malher était à l’honneur.

À n’en pas douter, deux très beaux souvenirs de musique classique dans des cadres exceptionnels…

(quelques photos de la soirée)

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Posté à 05:04

4 April 2006

Antillais entiers

Après un week-end à Barcelone mi-février, nous venons de rentrer d’un magnifique voyage de deux semaines en Guadeloupe : retour aux sources familiales pour moi, et découverte complète pour Bénédicte.
Logés dans un appartement donnant sur la plage du lagon de Sainte-Anne aux eaux bleues turquoises, nous avons écumés les routes de l’île papillon du nord au sud, d’est en ouest, de -5 (baptème de plongée) à 1467 (sommet du volcan de la Soufrière) mètres d’altitude, de 0 à 55° d’alcool (ah les ti’punchs!).

Un carnet de voyage à quatre mains est en préparation, mais les photos sont déjà disponibles (merci les insomnies de décalage horaire) ; pour résumer, quelques inoubliables : les fonds sous-marins de la réserve Cousteau autour des îlets Pigeons, le chaud-froid de dorade et coco épicé à la Dînette Gourmande, le ciel incroyablement dégagé au sommet de la Soufrière, la baie des Saintes et ses cases créoles, et la baignade au saut de la Lézarde au milieu d’une végétation splendide.

Difficile de reprendre le train-train quotidien après cela, mais le printemps a tout de même profité de notre absence pour s’installer doucettement, annonçant six mois de belles saisons à venir.

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Posté à 11:19