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29 October 2007

Evolutionary Explanations of Human Behaviour, John Cartwright

Couverture d

J’ai rencontré plusieurs fois au cours de mes lectures d’essais psychologiques ou philosophiques la notion que certains de nos comportements humains seraient issus de phénomènes d’évolution darwinienne, autrement dit que la transmissions de certains de nos comportements s’expliquent par le fait que ceux-ci apportent un avantage dans la transmission des gènes pour leurs porteurs ; c’est pour en apprendre et comprendre un peu plus sur le sujet que j’ai lu Evolutionary Explanations of Human Behaviour de John Cartwright.

L’ouvrage est destiné entre autres choses à accompagner un cours universitaire ; il est ainsi accompagné d’exercices de mise en application de son contenu qui lui donnent un aspect scolaire un peu incongru. Cela mis à part, il constitue à mon sens une excellente introduction aux différents concepts fondateurs de la discipline, et les exemples et expériences qu’il met en avant comme illustrations de la théorie sont tout à fait passionnants.

La principale frustration que j’en retire est l’absence presque complète d’explications sur les mécanismes de transmissions des dits comportement : s’agit-il d’une transmission purement génétique (mais alors comment un comportement peut-il être encodé génétiquement ?), ou d’une transmission telle qu’évoquée par la théorie des mèmes ? Plus encore de ne pas avoir trouvé la réponse dans le livre, c’est de ne pas avoir pu déterminer si cette réponse existe ou pas qui me semble le plus frustrant.

30 September 2007

L’Eldorado Inca, Thierry Jamin et Pierre-Albert Ruquier

Couverture du livre 'L'eldorado Inca, de Thierry Jamin et Pierre-Albert Ruquier'

Je viens d’achever la lecture palpitante de L’Eldorado Inca : A la recherche de Païtiti, de Thierry Jamin et Pierre-Albert Ruquier, le récit captivant des aventures bien réelles de Thierry Jamin dans la forêt amazonienne péruvienne, à la recherche de Païtiti, une cité mythique de l’empire Inca dont l’existence même et la localisation échappent aux explorateurs en tout genre depuis l’arrivée des conquistadors à la fin du XVème siècle.

Il y a bien sûr la fascination et les mystères qui entourent la civilisation inca dans son ensemble, et dont le livre évoque certains aspects. Il y a aussi l’excitation de suivre cette recherche encore non-aboutie, d’accompagner l’explorateur dans sa quête d’indices et de compréhensions ; la surprise aussi d’imaginer qu’en ce début de XXIème siècle, il reste des découvertes archéologiques aussi majeures à effectuer.

Mais ce qui m’a le plus frappé reste le rocambolesque de ces expéditions (telles qu’elles nous sont narrées, en tout cas), où se mêlent les interventions d’explorateurs sans scrupules associés à des trafiquants de drogue, des vrais-faux méchants, des “indiens” sympathiques et d’autres nettement moins, un cadre naturel qui semble associer les pires difficultés et des paysages grandioses, des animaux, qui des fourmis aux jaguars en passant par des serpents peu amènes, semblent vouloir protéger coûte que coûte le secret de la cité inca perdue.

Puis-je révéler que le récit ne s’achève pas sur la découverte de la dite cité ? Mais celui-ci ouvre en grand la possibilité de nombreuses autres expéditions à venir, dont les péripéties sont au moins évoquées sur le site de cet Indiana Jones plus vrai que l’original !

25 July 2007

Harry, c’est fini

Comme tant d’autres cette semaine, j’ai fini l’heptalogie d’Harry Potter.

Le Septième tome

Harry Potter, volume 7: Harry Potter and the Deathly Hallows est à mon avis un bon crû dans la série : sans révéler de détails de l’histoire, le rythme des événements est soutenu, les révélations et explications nombreuses ; l’épilogue du tome (et de la série) est à mon sens un peu décevant, mais les quelque 600 pages de l’édition anglaise n’ont eu que peu de répit depuis qu’elles ont débarquées dans ma boîte aux lettres.

L’Heptalogie

Dans l’ensemble, je reste un peu critique sur la série des sept tomes : les méchants semblent cruels mais finalement assez peu malins, utilisant des stratagèmes compliqués lorsque les plus simples semblent à leur disposition ; les gentils ont beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) de chance, et surtout, la partie magique du monde potterien semble manquer quelque peu de cohérence en terme de ce que la magie peut ou ne peut pas accomplir, et en terme des rapports qu’elle crée (et qui sont à peine esquisser) avec le monde non-magique.

Peut-être s’agit-il d’une déformation professionnelle, mais cette cohérence est pour moi un élément d’appréciation important des mondes magiques : en somme, je trouve esthétiquement plus satisfaisant un monde magique “réaliste”, c’est à dire, un monde dans lequel la magie introduit de nouvelles règles (connues ou non) auxquelles ceux qui en disposent sont soumis, plutôt qu’un monde dans lequel la magie est uniquement définie par les événements qu’elle provoque, et donc en filigrane, les besoins de son auteur. La série des Harry Potter tombe pour moi bien souvent dans cette dernière catégorie.

Mais je mentirai si je ne reconnaissais pas que j’ai lu (preque) tous les tomes avec plaisir et impatience ; le rythme de narration des livres et l’organisation générale des événements rende la lecture vraiment captivante. La magie est l’occasion de nombres de situations loufoques plutôt bien trouvées. La réussite principale de la série réside à mon sens dans les personnages qu’elle construit et fait évoluer au cours des sept tomes qui la compose.

Et maintenant, Finite Incantatem!

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Posté à 04:26

17 May 2007

Saturday, Ian McEwan

Suite à la générosité de cousins pas du tout germains, j’ai reçu récemment dans ma boîte aux lettres le dernier roman d’Ian McEwan, Saturday.

Ce livre avait trouvé sa place depuis plusieurs mois sur ma liste de souhaits, probablement suite à la critique plutôt élogieuse faite par Télérama en octobre. L’histoire ne dit pas comment les sus-liés cousins eurent vent de ce souhait, mais quel que fût ce vent, il fut le vecteur d’une très bonne lecture.

Les quelques 300 pages de l’édition anglaise de ce roman sont entièrement consacrées à une journée d’Henry Perowne, un samedi (évidemment) d’un neurochirurgien londonien. Trois cents pages pour une journée ? Serait-ce donc l’équivalent littéraire de la série télévisée américaine, 24 ?

Que nenni, que non point ! Henry Perowne n’a vraiment rien d’un Jack Bauer britannique, et les quelques événements qui parsèment sa journée s’inscrivent pour la plupart dans l’habituel, le périodique, le non-événementiel. Mes pages préférées du livre s’attachent à décrire certains de ces moments avec une acuité et une richesse savoureuse : la partie de squash, le morceau de blues, ou les embouteillages londoniens sont de véritables morceaux de bravoure :

It is a slow haul back into central London - more than an hour to reach Westbourne Grove from Perivale. Dense traffic is heading into the city for Saturday night pleasures just as the first wave of coaches is bringing the marchers out. During the long crawl towards the lights at Gypsy Corner, he lowers his window to taste the scene in full - the bovine patience of a jam, the abrasive tang of icy fumes, the thunderous idling machinery in six lanes east and west, the yellow street light bleaching colour from the bodywork, the jaunty thud of entertainement systems, and red tail lights stretching way ahead into the city, white headlights pouring out of it. He tries to see it, or feel it, in historical terms, this moment in the last decades of the petroleum age, when a nineteenth-century device is brought to final perfection in the early years of the twenty-first; when the unprecedented wealth of masses at serious play in the unforgiving modern city makes for a sight that no previous age can have imagined. Ordinary people! Rivers of light! He wants to make himself see as Newton might, or his contemporaries, Boyle, Hooke, Wren, Willis - those clever, curious men of the English Enlightenment who for a few years held in their minds nearly all the worlds’s science. Surely, they would be awed. Mentally, he shows it off to them: this is what we’ve done, this is commonplace in our time. All this teeming illumination would be wondrous if he could only see it through their eyes. But he can’t quite trick himself into it. He can’t feel his way past the iron weight of the actual to see beyond the boredom of a traffic tailback, or the delay to which he himself is contributing, or the drab commercial hopes of a parade of shops he’s been stuck beside for fifteen minutes. He doesn’t have the lyric gift to see beyond it - he’s a realist, and can never escape.

Bien sûr, la journée de ce non-héros n’est pas tout à fait ordinaire non plus : les manifestations contre la guerre en Irak de l’hiver 2003 servent de toile de fond au roman, et influent subrepticement sur le déroulement de cette journée, cause fort indirecte de l’événement le plus dramatique de notre neurochirurgien.

Mais au delà de l’aspect un peu théâtral de cette journée - découpée en cinq actes, avec un incipit, un noeud gordien et un épilogue assez nettement marqués -, c’est la finesse avec laquelle l’auteur nous guide au travers des pensées vagabondes de Mr Perowne, le goût du détail dans l’introspection, et le soin avec lequel l’auteur s’est projeté dans un personnage à la fois banal et exceptionnel (la neurochirurgie, illustrée avec précision, n’étant finalement pas moins impressionnante que les pirouettes improbables de Jack Bauer) qui m’ont réellement séduit dans ce roman.

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Posté à 10:22

29 June 2006

Notre pingouin quotidien

Mon frère Bernard s’est enfin décidé à mettre en ligne ses excellentissimes pingouins ! Évidemment, je suis probablement quelque peu biaisé, mais je trouve cela vraiment extrêmement drôle, et ces trois petites cases quotidiennes font désormais partie de mon rituel matinal, accessoire indispensable d’une journée bien commencée…

Ces pingouins sont à la fois tristes et désopilants, toqués et pleins de sagesse, décalés et en plein dans le mille. Qu’est-ce que vous faites encore ici ? C’est là-bas que ça se passe ! Et surtout, méfiez-vous, les pingouins sont parmi nous !

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Dominique Hazaël-Massieux
dominique.hazael-massieux@centraliens.net
Dernière modification : le 2 Octobre 2003

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