» 2010 » May

14 May 2010

Le regard du photographe

Photographe amateur de longue date, je suis victime de la maudite bénédiction du regard du photographe.

Aux aguêts d’une photo originale où évocative, l’oeil explore en permanence, découvre des perspectives cachées, se délecte de lumières inattendues : en somme, jouit d’une vue exclusive sur le lieu convoité.

Mais ô combien il est facile de tomber dans l’excès, et de ne plus voir que cadré, de ne percevoir que le fugitif plutôt que la douceur du continu, de ne regarder plutôt que de vivre. Le viseur a vite fait de se transformer en œillères.

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Posté à 06:35

13 May 2010

Alhaikumbra

Parfums de guitare,
Dispersés par une brise
Des neiges sanguines.

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Posté à 05:58

12 May 2010

Andhaikusie

Fumes brûlantes,
Elle se dévêt de l’habit
De lumières ; et je succombe.

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Posté à 09:18

Stendhal mudéjar

Visiter en une seule journée l’Alcazar et la maison de Pilate de Séville, c’est s’exposer de manière presqu’assurée au syndrome de Stendhal !

L’Alcazar, palais royal mêlant architectures chrétiennes et musulmanes – avec un net avantage à ces dernières – submerge ses visiteurs sous la richesse des details de chacune de ses pièces. L’ombre y joue avec la lumière, l’eau avec la pierre, le bois avec les azulejos. Les jardins, surprenants par leur surface au cœur du centre historique, continuent de grignoter l’équilibre mental des imprudents promeneurs qui se laisseraient envoûter par les parfums de fleurs d’orangers et de rosiers, prisonniers des arbres centenaires, humectés par l’eau des fontaines.

La maison de Pilate, aux dimensions presqu’intimes comparées à celle du palais royal, alterne patios et jardins, renaissance et mudéjar sous une averse de bougainvilliers et de rosiers grimpants.

Difficile de faire face au XXIème siècle après un tel plongeon !

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Posté à 09:06

10 May 2010

Le Flammenco de l’Arlésienne hermétique

Détail de décoration murale dans un palais sévillan

Il y a quelque onze années, profitant d’une dizaine de jours de vacances, je partais faire un tour d’Espagne avec trois amis : Girone, Barcelone, Valence, Cordoue, Grenade, Tolède, Salamanque, et Burgos. Mais nous avions dû éviter Séville, prise dans la tourmente de sa Semaine Sainte.

Depuis, l’Andalousie avait figuré de nombreuses fois aux programmes de nos vacances, mais toujours pour finir par en être évincée, par des circonstances peu propices ou des exigences trop poussées.

Nous voici enfin dans la capitale du flammenco, dont le dédale du quartier historique n’est pas sans rappeler les médinas des capitales impériales marocaines, et qui sous un soleil éblouissant, regorge de trésors dont beaucoup nous restent à découvrir, mariages assumés de cultures millénaires.

J’attends, avec une impatience un peu risquée, mes retrouvailles à venir avec Grenade…

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Posté à 05:05