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18 November 2004

Plus vaste que le ciel

Je ne saurais recommander Plus vaste que le ciel : Une nouvelle théorie générale du cerveau de Gerald Edelman comme livre de chevet ; tout d’abord, les sujets qu’il aborde sont souvent d’une complexité qui dépasse la capacité d’attention qu’un individu mentalement sain a à sa disposition lorsqu’il s’approche de son chevet ; ensuite, parce que la traduction française de l’ouvrage est tout à fait abominable.

Cependant, une fois ces “petits” inconvénients laissés de côté, la lecture du dit ouvrage se révèle fort intéressante en ce qu’il tente d’établir comment un phénomène aussi difficile à décrire que la conscience humaine pourrait s’expliquer comme résultante de l’activité neurale du cerveau ; l’auteur met quelque peu en perspective cette théorie par rapport aux débats philosophiques rattachés à cette question (existence de l’âme, déterminisme de la volonté humaine, notion de soi, représentation de l’inconscient), mais essaye avant tout d’expliquer en terme systémique – c’est-à-dire en terme d’interactions de systèmes – comment la conscience ne pourrait être, en fin de compte, qu’un épiphénomène de l’activité cérébrale, l’illusion de continuité créée par la somme des perceptions ressenties modulées par la somme des informations mémorisées.

Je ne puis certes pas prétendre avoir compris l’ensemble des théories évoquées, et il est certain que la dite théorie (reposant entre autres choses sur un évolutionisme de type darwinien à l’intérieur même du cerveau au cours de son développement) doit encore faire ses preuves ; mais le peu qui a pu en transparaître est définitvement passionnant (et certes, difficile à résumer), et riche en questionnement sur cet étrange chose que l’on appelle moi…

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Posté à 03:00

T’es UK, t’es Bath, théine

Il y a (déjà) deux semaines, et suite à un petit saut de puce outre-manche pour une nouvelle réunion de travail, j’ai pu visiter Bath et ses environs pendant un petit week-end. Outre ses bains romains, son architecture géorgienne, sa superbe cathédrale, les villages à croquer des Cotswold, les mégalithes environnants, les 15 degrés de moins qu’à la Seyne, l’averse indispensable à la descente du train, les crop circles, les treats or tricks de saison, ce fut l’occasion d’un des jeux de mots les plus moisis en terme de titre de billets. Et ça n’est pas peu dire.

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Posté à 02:10

Mis en boîte

Une fois de plus, je les ai trouvés, rassemblés au pied de mon immeuble… Il devrait y avoir une loi contre ça !

En fait, il y en a une, mais comment la faire respecter ? J’ai beau eu signaler par un autocollant que leur présence n’était pas souhaitée, ça n’a manifestement eu que peu d’effet… Je me demande même si ça ne les a pas fait venir en plus grand nombre. Le gardien m’a bien dit que lui-même n’avait pas le droit de les bloquer à l’entrée de la résidence !

Et évidemment, une fois qu’ils sont en bas, c’est à moi de m’occuper d’eux, de m’en débarrasser, mais tout en m’assurant qu’ils n’iront pas faire de dégats plus importants ailleurs ! Sans parler de leur allure… Aucune élégance, aucune inspiration, l’un plus insipide que l’autre !

Non, décidément, les prospectus dans les boîtes aux lettres, ça ne peut plus durer !

Ce billet est dédicacé à mon livreur de prospectus, qui, sans doute première victime du système – je n’envie pas ceux qui doivent déambuler sur des kilomètres à pied pour un salaire de misère -, a suffisamment de conscience professionnelle pour se sentir obligé d’arracher régulièrement mon autocollant stop pub tout en nourrissant abondamment ma boîte aux lettres de papiers qui n’ont d’autre avenir que d’emplir ma poubelle à recyclage…

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Posté à 01:54