» 2004 » June

28 June 2004

Un Cheb peut en cacher un autre

Vendredi soir, Cheb Mami et Cheb Bilal donnaient un concert de raï au Zénith Oméga de Toulon.

Musicalement, la première partie, assurée par Bilal, fut très décevante (à quand la mise au ban définitive des claviers Bontempi ?) ; la seconde partie, avec Mami au micro, n’en parut que meilleure.

Mais le vrai spectacle était dans la salle : outre les accoutrements chatoyants du public en présence, les véritables hits de ce spectacle à l’envers furent en ordre croissant :

  • l’utilisation constante, répétée et constante (l’avais-je déjà mentionné ?) des téléphones mobiles pendant l’intégralité du concert ; évidemment, parler au téléphone pendant un concert n’est pas simple, mais crier, ça l’est déjà plus ; complétez avec l’échanges de SMS, et vous n’êtes enfin plus coupés du monde pendant la durée du concert ! Ajoutez à cela le rétroéclairage dont sont équipés ces petites merveilles de technologie et qui en font d’idéaux substituts aux lampes de poche, et aux briquets pour les moments d’intensité…
  • aller à un concert, simplement pour voir ou écouter l’artiste en présence est has-been ; désormais, il faut le toucher ; quelle autre explication au ballet incessant d’individus grimpant sur scène pour faire la bise au chanteur ? Ballet harmonieusement complété par celui des vigiles essayant (vainement) d’empêcher les premiers d’accomplir leurs exploits… Un vrai donkey kong grandeur nature

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Posté à 10:31

25 June 2004

Echange VTT contre décalage horaire

Dimanche dernier, au lendemain du retour de mon périple californien, et suivant sans le savoir les bonnes vieilles recettes de grand-mère anti-décalage horaire, nous sommes allés sur l’île de Porquerolles, au départ de la presqu’île de Giens.

Luminothérapie assurée par un temps splendide – bien que venteux, rendant les tentatives de baignades … rafraîchissantes -, et activité sportive, par la location de VTT couplée avec le relief marqué de l’île… pour un résultat parfait, puisqu’il ne m’en est resté aucun jetlag – au prix certes de quelques courbatures.

(laissons de côté les paysages bucoliques, les plages de rêves et les calanques sauvages, ça ferait trop ; si, si !)

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Posté à 10:39

24 June 2004

Panorama quotidien

Il semblerait que les photos précédemment postées ne permettent pas de se rendre compte de la vue depuis notre appartement.

Qu’à cela ne tienne, voici une vision plus large de la chose :
Panorama de la baie du Lazaret depuis Port Tamaris

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Posté à 10:21

Le mensonge de Saint-François

Les faits ont démenti mes prédictions, puisque la chance et Karl aidant, j’ai pu passer deux petites demi-journées à San Francisco, avec au programme:

  • les plages du Presidio, au pied du Golden Gate Bridge et au bord de l’Océan
  • les invraisemblables collines de la ville – la conduite en voiture au travers de ces rues tracées au couteau, indépendemment de la pente qu’elles suivent est assez inoubliable
  • North Beach, Chinatown, Russian et Nob Hill (trois étoiles à la vue depuis le sommet de l’hôtel Mark Hopkins), Telegraph Hill et sa Coit tower
  • le Museum of Modern Art
  • les invariables brumes matinales, et l’incroyable différence de température entre San Francisco et sa vallée siliconnée pourtant voisine

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Posté à 10:16

16 June 2004

Terroriste à tout faire

Merci M. Bush ; votre perspicacité et votre sens de la communication ont permis d’éclairer le monde d’une nouvelle vision : tout phénomène contre lequel il convient de lutter – pour quelque raison que ce soit – n’a que besoin d’être qualifié de terroriste pour remporter une adhésion totale, totalitaire en somme.

Non content de permettre à tous les gouvernements de la planète de justifier de leurs exactions au nom de la lutte anti-terroriste, cela permet aussi:

On attend avec impatience le terrorisme biologique du cancer (pas du palu, faudrait pas pousser quand même), le terrorisme alimentaire de la malbouffe, le terrorisme social des inégalités, le terrorisme économique des acquis sociaux, le terrorisme
.

Vive le terrorisme réthorique…

“Les hommes qui ont la passion des jouissances matérielles découvrent d’ordinaire comment les agitations de la liberté troublent le bien-être [...] ; pendant longtemps la peur de l’anarchie les tient sans cesse en suspens et toujours prêts à se jeter hors de la liberté au premier désordre.”

Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, 1840

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Posté à 08:11