Hier soir, Juliette (et ses musiciens) au (nouveau) festival de la chanson française d’Aix nous a offert un régal de talent et d’humour ; inoubliable.
» 2003 » October
31 October 2003
Il n’y a pas de plaisir superflu
24 October 2003
23 October 2003
La librairie-plaisir
Les Arcenaulx à Marseille rassemblent dans un cadre unique tous les ingrédients d’un lieu magique :
- une épicerie fine, mettant l’accent sur la qualité des produits
- un restaurant et un salon de thé à la carte prometteuse
- une librairie où chaque livre a une âme, un message, une force de séduction personnelle - en particulier, une série de livres de “cuisine”, dans lesquels la typographie, la mise en page, la photo, l’harmonie complètent, voire surpassent, l’attrait intrinsèque des recettes qui y sont proposées
Un lieu de flânerie immanquable à Marseille…
Boulder, Colorado
A l’exacte limite entre l’immense plaine aride du mid-west des Etats-Unis et la naissance de la chaîne des Rocheuses, Bouler, où je passe la semaine à l’occasion d’une nouvelle réunion, cumule l’image d’un lieu perdu au milieu de nulle part et d’une petite ville universitaire animée, très ouverte d’esprit, pleine de boutiques, de restaurants, et lieu de départ d’innombrables ballades dans les montagnes avoisinantes. Faute de temps, ces ballades se résumeront sans doute pour moi a un court passage sur le mont Flagstaff avoisinant, d’où la vue sur une plaine sans fin à l’Est, de hautes montagnes à l’Ouest est saissante… Il m’est impossible de ne pas penser aux pionniers de la “conquête de l’Ouest”, qui après des milliers de kilomètres de plaines désertiques devaient affronter de telles chaînes de montagnes…
On n’ nous cache rien, on nous dit tout
Il est devenu presqu’un lieu de commun de constater à quel point la sphère du privé, de l’intime, s’est réduite comme peau de chagrin, et combien tout un chacun n’a de cesse d’ouvrir son jardin secret à des visiteurs inconnus. Les exemples les plus classiques en sont évidemment les émissions de télé-réalité, mais il serait naïf d’ignorer le rôle des nouvelles technologies dans ce mouvement, dont l’essor des weblogs est sans doute une des réalisations les plus visibles.
Les nouvelles technologies, le Web en particulier, changent profondément le rapport au monde : du fait de la diffusion immédiate de l’information, de la mémoire rémanente importante de toute information mise sur le Web (comme le montrent le cache de Google, les archives Usenet ou les archives du Web), le monde devient de plus en plus transparent à l’information : la distance, le temps, la capacité de publication et de diffusion, tous autant de paramètres à l’opacité de l’information s’aménuisent sur le Web, et les projets tournant autour du Web Sémantique sont amenés à rendre le monde de l’information de plus en plus transparent ; il faudra un effort technologique non-négligeable pour éviter que le Web ne soit le Big Brother de George Orwell (quel cynisme que d’avoir nommé une émission de télé-réalité ainsi !) - le monde n’a pas besoin de fascistes pour devenir fasciste.
Un exemple d’information extrêment précise disponible sur le Web aujourd’hui (merci à Karl pour le lien) : la répartition de mon nom de famille à travers la France et le vingtième siècle. Une information riche, sur lequel il est réellement difficile d’exercer le moindre contrôle.
La démocratie est souvent associée à l’idée de transparence de l’information - mais une société intégralement transparente ne peut être démocratique.
