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22 September 2003

Première journée d’automne

Aujourd’hui, quoi qu’en dise le calendrier, est la première journée d’automne, la première fin visible de cet été dont on ne nous aura que trop répété qu’il fut caniculaire… L’été se sera clos sur une série de festivals :

  • festival de piano, à la Roque d’Anthéron, le temps d’un soir, où Mikhaïl Pletnev interprétait Moussorgski et Tchaïkovski dans le cadre admirable du parc du château de Florans
  • festival de bandes dessinées, à Vaison-la-Romaine, dont le peu d’animations nous a quelque peu déçus
  • festival “best of shorts” de courts métrages primés à la Ciotat, qui nous a, lui, ravis, par sa diversité et la qualité des oeuvres en présence
  • festival de glaces (au piment, au romarin, au kalamansi, …) chez l’art Glacier, un étonnant glacier perdu dans le Lubéron, entre Ansouis et la Tour d’Aigues, et dont la terrasse offre un point de vue (presque) à en faire oublier le contenu de vos assiettes
  • les journées du patrimoine, à Aix (où une trop faible proportion de l’incroyable patrimoine de la ville était accessible, à mon goût), et à Lourmarin, dont le château récèle de nombreuses bonnes surprises, très bien mises en valeur lors de la visite guidée
  • l’exposition Gao Xingjian “Ni mots , ni signes”, une formidable découverte d’un artiste qui manipule l’encre et le papier, tantôt pour le bien de la littérature, tantôt pour celui des arts plastiques

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Posté à 08:26

1 September 2003

Le Luberon insatiable

Une fois de plus, nous sommes allés déranger le sérenissime Luberon, une fois de plus, nous revenons avec l’idée d’y retourner sans tarder : le Luberon recèle plus de promenades que nous ne pourrons jamais en faire, plus de villages que je ne pourrai jamais en décrire, plus de merveilles que nous ne pourrons jamais en découvrir.

A seulement quelques kilomètres d’Aix, ce massif agit comme un attracteur irrésistible ; autant Aix est policé et bourgeois, autant le Luberon peut être sauvage et inattendu. Certes, certains villages se “bijoufient”, certaines demeures se mutent en galeries d’art pour touristes esthètes, certaines fermes sont sacrifiées sur l’autel de la gastronomie de luxe ; mais malgré tout, le caractère et l’authenticité ne sont jamais loin, et ces incursions du reste du monde continuent à se faire en douceur, sans excès, tentant (peut-être à terme en vain ?) de préserver le meilleur des deux mondes.

Ainsi, chaque nouvelle incursion en appelle une autre, crée un désir d’approndir les découvertes déjà faites, de s’immerger dans celles encore à faire. Evidemment, le Luberon est à la mode ; evidemment, quelque chose dans ce désir résulte de cette tendance. Mais ce rapport intime de la nature et de l’homme, du maquis et de la pierre taillée qui rôtissent au soleil, du sauvage et du raffiné, crée une émotion qui m’est personnelle, sans doute partagée par d’autres, mais tout de même unique.

Le Luberon incarne aussi une des facettes de mon rapport à ma région d’origine : si Aix est le lieu de mon enfance, une ville parcourue dans tous les sens et qui ne garde que peu de secrets, le Luberon est lui le lieu de mes découvertes de retour dans cette région ; en tant que tel, il gardera toujours une part d’inconnue, d’incompris, d’indéfinissable ; une part de désir.

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Posté à 03:58