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29 May 2003

Retour de Budapest

Une fois de plus, mon travail m’a envoyé en vadrouille pour une dizaine de jours, entre autre pour participer à la conférence WWW2003 qui se tenait à Budapest, en Hongrie.

Outre une semaine de travail chargée, ce voyage m’a tout de même procuré la possibilité de visiter la ville pendant quelques demi-journées ; au programme :

  • le palais royal sur la colline de Buda, avec un aperçu rapide des galleries d’art qu’il abrite, et un joli point de vue sur l’immense Danuble
  • la colline adjacente qui abrite un joli quartier de maisons baroques aux couleurs vives, bien restaurées, une jolie promenade longée d’arbres, toutes autant de caractéristiques qui en font le coeur touristique de la ville
  • une visite (rapide) du musée Vasarely, présentant outre l’art géométrique et optique classique de celui-ci, quelques un de ses dessins et des affiches publicitaires qu’il a créées
  • une ballade en bateau sur le Danube by night, l’occasion d’avoir une vue d’ensemble des rives et des ponts
  • une large aperçu de la gastronomie hongroise, de ses innombrables plats en sauce et de ses non-moins variées patisseries, les uns et les autres partageant la qualité… et la quantité de calories :)
  • les différents quartiers de Pest, rivalisant en styles art nouveau, néo-baroque et néo-classique, et dans lesquels des façades délabrées côtoient de belles restaurations (avec une richesse décorative qui n’est pas sans rappeler celle de la gastronomie…)
  • le City Park et l’île Marguerite, deux des poumons verts de la ville
  • la très calme colline aux Roses et le très reposant jardin du mausolée de Gül Baba
  • et surtout, les magnifiques bains de l’Hôtel Gellert et ceux de Széchenyi dans le City Park, regorgeant de bains de toute taille, toute température, toute composition, et dans lesquels il fait bon se relaxer encore et encore…

Encore ?

Voir aussi les photos du voyage.

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Posté à 04:23

12 May 2003

Jimmy Durham, l’art du geste ?

Le MAC de Marseille accueille une exposition de Jimmy Durham, un artiste américain contemportain, installé en Europe depuis quelques années.

Cette exposition d’art contemporain, comme bien d’autres, rejette l’individuation de l’oeuvre d’art, en ce que chacune des oeuvres identifiable s’inscrit dans une installation plus globale de l’exposition, installation qui est autant (sinon plus) porteuse de sens et d’esthétique que l’unité elle-même. Dans le cas de cette exposition, si les oeuvres individuelles sont intéressantes par elles-mêmes, souvent porteuse d’humour, d’ironie, mais aussi de regards plus profonds sur le monde, l’installation, dans la disposition des oeuvres, les rapprochements, les thématiques, les contrastes, dévoile une oeuvre beaucoup plus riche, porteuse d’une esthétique extrêmement personnelle à l’artiste, et qui ouvre de nombreuses approches, de nombreuses réflexions.

Il est difficile de résumer une exposition de ce genre : tout d’abord, parce que même sur place, il est difficile de l’aborder, et pour tout dire, l’intérêt qu’a suscité cette exposition pour moi est directement lié à la visite guidée qui me l’a présentée. Ensuite, décrire une oeuvre, c’est toujours la réduire, l’enfermer dans une lecture et une interprétation. Enfin, une recherche esthétique qui utilise le volume, la couleur, des aspects temporels et sonores ne saurait être décrite de manière réellement significative.

Toujours est-il qu’à travers des pierres et des tuyaux modifiant des objets de la vie courante (téléviseurs, réfrigérateurs, habits), l’artiste peu à peu met à jour une quête du mouvement, du geste comme âme de l’exposition : la lapidation d’un frigo innocent, la destruction d’écrans de téléviseurs, et plus généralement l’élan de pierres en tant qu’outils, personnages ou éléments du décors semblent dessiner une interrogation sur le geste et ses conséquences. Les oeuvres sont d’ailleurs montrées à la fois dans leurs résultats (le frigo lapidé) et dans leurs processus de création (la lapidation filmée).

Cette esthétique du geste me rappelle le roman de Kundera, l’immortalité, l’un de mes romans préférés de cet auteur, qui s’articule entièrement autour de la grâce d’un geste répété à travers les histoires individuelles, et qui transcende (dans sa grâce et ses conséquences) ces individus.

Parallèlement, cela soulève la question récurente par rapport à l’art contemporain, des difficultés d’approche, de lecture, de compréhension qu’il oppose parfois à ses “spectateurs”. Une esthétique qui repose sur la plastique des objets (leurs couleurs, leurs mises en relation spatiales, leur éclairage, etc.) mais dont le coeur ne réside pas dans cette plastique est déroutante, difficile d’abord, et nécessite de la part du “spectateur” un effort d’assimilation, d’empathie beaucoup plus important. En somme, le refus des codifications établies supprime bon nombre de contraintes pour l’artiste, le libère en lui ouvrant de nouveaux horizons, mais se paie en terme de communication, d’ouverture sur l’autre.

Arg, ça me rappelle furieusement mon travail (contraintes, variabilité, interopérabilité)… Déformation professionnelle, sans doute.

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Posté à 03:25

8 May 2003

La bidouille informatique et la peinture

Tim Bray pointe vers cet article qui compare les hackers aux peintres, en mettant en avant les points communs entre les deux activités.

In fine, c’est la part créatrice de ces deux activités qui les rapproche, de même que la recherche esthétique qui l’accompagne. La créativité est-elle mue par le recerche du beau ? La recherche du beau doit-elle prendre le dessus sur la recherche du bon ? Autant de questions que cet article m’inspire, autant de questions auxquelles je n’ai pas de réponses.

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Posté à 04:27

6 May 2003

Ozogrammes de secours

Le printemps, réveillant la nature à grand coups de pied chaque année, est la saison de l’odeur par excellence ; que ce soit au cours de nos luberonnades, dans un jardin ou au coeur d’un bouquet, fleurs, fruits, feuilles, bois rivalisent de finesse, de subtilité, de détails enivrants.

Quel dommage que les feuilles de styles odorifères ne soient qu’une plaisanterie, je vous aurais bien fait partager les parfums fruités (orange et melon), sucrés, épicés qu’exhalent le bouquet de roses dans mon salon. À défaut d’appareils ozographiques, il faudra vous contenter de mots et d’imagination.

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Posté à 04:19